260 rue des Pyrénées #1

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Qui sommes-nous ? 

Une cinquantaine de personnes, des femmes et des hommes, mal-logés, précaires, avec ou sans-papiers, réfugiés politiques pour certains, et une quinzaine d’enfants ont occupé cet ancien centre d’accueil social aujourd’hui fermé. Toutes et tous étaient baladés par les diverses administrations, mairies, bailleurs ou associations institutionnelles, en demande de logement depuis des années.

Pourquoi occuper ? 

Au début de l’année 2012, plusieurs collectifs de mal-logés, de chômeurs et de précaires se rassemblent pour répondre collectivement au problème du logement. Après avoir occupé plusieurs bailleurs sociaux et mairies pour demander des comptes, l’assemblée décide de ne plus attendre et de prendre un lieu vide. Certain-e-s d’entre nous étaient à la rue, d’autre sautaient de canapé en canapé, d’autres encore moisissaient dans des hôtels miteux. Le 8 juin nous occupons le 260 rue des Pyrénées ; deux jours après nous l’officialisons à la suite d’un rassemblement de soutien. Nous occupons les bâtiments car les logements sont vides et que nous en avons besoin, que la mairie et les bailleurs sociaux jouent le jeu des promoteurs et de la spéculation immobilière, que nous avons décidé de ne plus nous faire écraser par la machine administrative.  La maison est à qui l’habite !

Et après ? 

Nous ne comptons pas en rester là. On recense 6 000 logements vides dans le seul 20e arrondissement, plusieurs centaines de milliers en région parisienne. À Toulouse des collectifs ont occupé une dizaine de bâtiments. À Rouen, à Lyon, à Tours, à Nantes, plusieurs collectifs ont fait de même. Indépendamment de toute négociation avec les pouvoirs publics et leurs associations. Au 260, il n’y a plus de place. Pourtant tous les jours de nombreuses personnes, seules ou en familles nous demandent de les accueillir. C’est pour cette raison que nous occuperons d’autres bâtiments vides, comme ailleurs en France et dans le monde. Les plans d’austérité poussent toujours plus de personnes dans la misère. Notre solution, c’est la reprise de nos moyens d’existence par nous-mêmes !

L’auto-organisation ? 

Toutes les décisions sont prises en assemblée, de manière égalitaire. Ensemble, nous décidons des manières de lutter, de vivre, de se défendre. Il n’est plus question de subir le chantage des institutions, des assistants sociaux trop zélés, des conseillers Pôle Emploi menaçants, de la police ou de la mairie. Quelles que soient nos conditions, nous restons solidaires contre ce qui nous opprime !  L’assemblée des mal-logé.e.s acharné.e.s  Tous les dimanches nous nous réunissons pour contre-attaquer, définir nos priorités, se battre pour arracher des logements, des papiers, des aides sociales dues…

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